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Un test, oui, un « baptême du feu », même, pour Les Dépêches de Brazzaville. « Contre toute attente, le rassemblement de l’opposition piloté par Félix Tshisekedi et Pierre Lumbi aura réussi, pendant une bonne moitié de l’avant-midi du lundi 3 avril, à paralyser la ville. Un fait que refuse d’admettre la majorité qui parle d’un échec cuisant d’une opération ayant tourné au vinaigre. Et pourtant, les commerces et stations-service sont restés fermés pendant de bonnes heures,quand bien même, nuance le journal, à l‘intérieur des quartiers populaires de Kinshasa, le besoin de survie a contraint de nombreux citoyens à vaquer à leurs occupations comme si de rien n’était. »
En tout cas pour le site Cas Info, il s’agit bien d’un « premier test post Tshisekedi réussi ». « Il ne fallait pas se louper. » Eh bien les opposants, écrit le site congolais, « ont réussi un coup de maître, là où beaucoup ne leur donnaient la moindre chance. En retenant le pays à la maison, ils viennent de démontrer qu’après le leader maximo, ils ont des arguments à faire valoir. »

Pour Ledejly.com, c’est un « Pari perdu pour Kabila ». « Lui qui avait parié sur la démobilisation de l’opposition et l’essoufflement de la contestation au lendemain de la mort de l’opposant historique, Etienne Tshisekedi, aura réalisé qu’il s’est bigrement fourvoyé. ». Le site d’info guinéen relève d’ailleurs que le « mot d’ordre de ‘’ville morte’’ » n’est « pas la plus connue des stratégies de contestation en Afrique ». Ledjely.com relève deux erreurs de la part de Joseph Kabila : « La première erreur est celle d’avoir parié sur la mort de l’opposition. L’autre erreur qui, celle-là, n’est pas une première, c’est la sous-estimation de son rejet par les populations congolaises. »

Les réactions après le discours de Guillaume Soro à Abidjan, lors de l’ouverture de la session de l’assemblée nationale

La plupart des journaux soulignent les deux mots clef ce discours, « pardon et réconciliation nationale ». Deux concepts « loin d’être fortuits », selon Wakat Sera. « Car ces deux ingrédients sont ceux qui manquent le plus dans la sauce ivoirienne pour rassembler tous les Ivoiriens autour de la marmite. »

Analyse de Connections ivoiriennes.net  : « Si le ton de son discours à l’égard de l’opposition fidèle à Laurent Gbagbo ne change pas, Guillaume Soro (sans doute parce qu’il a gagné sa place et la tient) a invité les uns et les autres à l’apaisement des cœurs. » Mais en même temps, c’est ce que relève le site d’info ivoirien, « ce message du Président de l’Assemblée nationale marque un tournant dans la relation entre Alassane Ouattara et Guillaume Soro ». « Un message sans ambigüité, pour que le président ivoirien pose des actes concrets en faveur du pardon et de la réconciliation ». « Est-ce une amnistie générale, proposition à laquelle le chef de l’exécutif reste toujours sourd ? » Afrique sur 7 relève qu’une proposition de « loi d’amnistie a été déposée en faveur des prisonniers issus de la crise postélectorale. »

Autre sujet qui a retenu votre attention, la fièvre de l’or au Sénégal

« Une ruée vers l’or enfièvre l’est du Sénégal », pas loin de la frontière avec le Mali, dans le village de Sambayaya. C’est à lire dans Slate Afrique. A l’origine, c’est un berger qui promenait ses bêtes, et qui est tombé par hasard sur des pépites d’or. Il en obtenu près de 1000 dollars. « La découverte s’ébruite et très vite de nombreux habitants de la région vont sur place à la recherche d’or. Aujourd’hui, plus de 7 000 personnes s’agglutinent le long des rives de la rivière Falémé », des Sénégalais bien sûr, mais aussi des Maliens, des Ivoiriens ou des Guinéens. Le village de Sambayaya n’est pas passé à côté de ce filon, puisque « le chef du village a mis en place une taxe sur l’or extrait de la mine. » « Mais le paradis peut aussi se transformer en enfer », rappelle Slate... La température peut atteindre 50 degrés au soleil, et il fait encore plus chaud « dans les étroits couloirs ou des dizaines de mineurs se relaient sous terre ». Il y aussi des risques d’effondrements. Mais voilà, note Slate Afrique, « l’attrait de l’or est le plus fort ».

La musique africaine continue d’inspirer les chanteurs occidentaux

Le chanteur français M est allé enregistrer un disque au Mali, et il se fait étriller par le journal Libération, jamais tendre dans ses pages culture. « On a connu Tintin au Congo, et voilà M au Mali. En attendant Martine en Erythrée ? », ironise Libé. « Les bonnes intentions suffisent-elles à produire de bons disques ? A l’évidence, non. » Libération parle d’une « mélasse béni-oui-oui » « tout plein de bons sentiments, mais ça ne raconte rien de la vérité d’en bas ». « Un vertigineux creux qui interroge : faut-il forcément faire des recueils gravés dans la cire de ses impressions de voyage ? »

Source : www.rfi.fr

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