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Plus de 350 surveillants ont bloqué, lundi soir, la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis, en banlieue parisienne, pour protester contre la récente agression de six gardiens. La plus grande prison d’Europe est minée par la surpopulation carcérale.

La maison d’arrêt de Fleury-Mérogis, dans l’Essonne, a été bloquée pendant quelques heures, lundi 10 avril, par plus de 350 surveillants pénitentiaires. Ils protestaient contre la récente agression de six gardiens dans cette prison de la banlieue parisienne, la plus grande d’Europe, qui souffre d’une surpopulation chronique et de manque de personnels.

>> À lire : Le Conseil de l’Europe pointe une surpopulation endémique dans les prisons en France

Les manifestants ont installé des barricades à partir de 19h30 sur l’unique avenue qui mène à la prison, a constaté un journaliste de l’AFP. Ils brandissaient des pancartes sur lesquelles étaient inscrits les slogans « Au feu, la pénit’ brûle » ou « Surpopulation, sous-effectifs, danger », d’autres encore invitant les candidats à la présidentielle à leur rendre visite. L’accès à la prison a été dégagé peu après 23 heures.

Négociations prévues mardi

Un rendez-vous entre l’intersyndicale (Ufap-Unsa Justice, CGT Pénitentiaire, FO Pénitentiaire) de Fleury et la direction de l’administration pénitentiaire est prévu mardi à 14 heures, ont précisé les syndicats, qui tiendront également dans la matinée une « marche des oubliés de la République » dans la ville de Fleury-Mérogis.

Ils réclament notamment une fouille générale de la prison, des effectifs supplémentaires et l’abrogation de la législation qui les oblige à justifier les fouilles à nu de détenus.

La maison d’arrêt est actuellement remplie à 180 % de sa capacité. Elle accueille plus de 4 200 détenus et près de 150 postes de fonctionnaires sont vacants, selon les syndicats.

Source : www.france24.com

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