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Après cinq mois de blocage politique, un nouveau gouvernement a été nommé par le roi Mohammed VI, mercredi 5 avril au Maroc. Le nouvel exécutif, mené par Saâdeddine El Othmani, a dû faire de lourdes concessions pour former ce cabinet composé de 39 ministères. Malgré sa victoire aux dernières élections législatives, le Parti de la justice et du développement (PJD) n’obtient aucun poste stratégique.

Le Rassemblement national des indépendants (RNI), arbitre de ces longues et douloureuses tractations, s’est sans surprise taillé la part du lion dans les portefeuilles ministériels. Ce parti proche des milieux d’affaires s’est arrogé presque la totalité du pôle économique : le Commerce, l’Economie et les Finances, mais aussi l’Agriculture, qui reste entre les mains de leur chef de file, l’homme d’affaires réputé proche du palais, Aziz Akhannouch.

De leur côté, les ministères dits stratégique ou de souveraineté sont occupés par des technocrates, la plupart sans étiquette politique. Les Affaires étrangères échoient notamment à Nasser Bourita, architecte de la diplomatie africaine du Maroc et de son retour au sein de l’Union africaine.

La société civile déplore toutefois l’absence totale de parité. Seule une femme occupe un ministère : la PJD Bassima Hakkaoui, aux portefeuilles des Affaires de la femme et de la famille.

Enfin, la toile marocaine ironise sur le nouveau poste confié à Mustapha Ramid, l’ancien ministre de la Justice du PJD, polygame, à qui revient le portefeuille des Droits de l’homme.

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