PARTAGER

Des affrontements sporadiques entre policiers et scolaires se poursuivent dans la capitale du Niger, Niamey. Les manifestants exigent entre autres la libération de leurs camarades et la réouverture du campus universitaire.

Avec l’absence sur le terrain des étudiants de l’université de Niamey, évacués de force du campus, ce sont les sections lycéennes et collégiennes de la capitale qui ont repris le flambeau de la lutte estudiantine.

Dès les premières heures, les élèves de quelques établissements en périphérie de la ville ont érigé des barricades et mis le feu aux pneus sur plusieurs carrefours. Très vite également, les forces de l’ordre sont intervenues en les dispersant et les courses-poursuites se sont engagées pendant plus de deux heures.

Ces vives tensions inquiètent beaucoup les partenaires de l’école nigérienne, la société civile et certaines institutions comme le Conseil économique et social et la Commission nationale des droits humains.

Tout en demandant au gouvernement la réouverture immédiate du campus universitaire, la Commission des droits humains demande également aux scolaires de bannir tout esprit de vengeance et de destruction des biens publics et privés.

Réunion ministérielle

De toutes ces déclarations, celle du Syndicat des enseignants et chercheurs de l’université de Niamey a été la plus virulente. Le SNECS condamne la violation de franchise universitaire, en même temps qu’il exige la libération de tous les étudiants sans condition et le retrait des forces de l’ordre du campus universitaire.

En début d’après-midi, ce jeudi, une réunion de crise a regroupé autour du Premier ministre Brigi Rafini plusieurs ministres concernés par la question.

A la sortie de cette réunion, le porte-parole du gouvernement a présenté ses condoléances suite au décès de l’étudiant tué lundi. Selon le ministre Assoumana Malam Issa, le gouvernement entend préserver l’autorité de l’Etat, tout en étant ouvert ou dialogue.

Sourced : www.rfi.fr/afrique

LAISSER UN COMMENTAIRE