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À 10 heures, le véhicule du chef d’Etat-major Général des armées, Cheikh Guèye, s’immobilise sur l’asphalte de la base aérienne de Ouakam. Après quelques secondes de marche, le général se présente devant l’orchestre de la musique principale des forces armées qui exécute l’hymne national, dans une solennité à hérisser les poils du corps. Gonflé à bloc, le patron de l’armée monte dans sa jeep, fait sa revue des troupes au rythme de la musique militaire, avant de s’installer dans les tribunes. La répétition générale pouvait commencer. À J -2 du 4-avril.

«Tout est à point»

Le défilé civil est ouvert par les majorettes de notre dame, qui exécutent une chorégraphie à la hauteur de sa réputation. Puis, les écoles publiques et autres établissements de formation se succèdent en marquant le pas. Tantôt, le public applaudit pour encourager les enfants, tantôt quelques couacs créent des grincements de dents dans le public. Mais, la beauté du spectacle n’est en rien altéré.Le défilé civil sera clos par les majorettes du lycée John Kennedy qui, au rythme des coups de tam-tam des héritiers de Doudou Ndiaye Coumba Rose, dévoilent la chorégraphie promise sur le boulevard du centenaire. «Tout est à point Machallah, se réjouit Mme Diémé, encadreuse des majorettes du Lycée John Kennedy. Nous avons terminé notre chorégraphie. Le timing qui nous a été imparti est respecté. Donc ça va aller le jour-j. On est  prêtes pour le 4 avril.»

Puis, place au défilé militaire. L’école des officiers de la gendarmerie, dans une représentation aboutie, émerveille par une chorégraphie inscrite dans la liste des innovations de cette année. Elle mettra la barre très haut. Sa prestation ne laissera personne indifférent, pas même les hauts gradés de l’armée. Des applaudissements fusent du fond de la petite tribune installée au cœur de la base aérienne de Ouakam où était logée la crème de l’armée sénégalaise. Le défilé motorisé pouvait alors débuter.

L’armée exhibe ses nouvelles acquisitions

Des centaines de véhicules militaires passeront devant le jury, dont plusieurs nouvelles acquisitions, telles que la batterie lance-roquettes multiples Bm 21 Grad. Elle est destinée à la neutralisation des objectifs  ennemis. Faisant partie du lot des dernières acquisitions, elle permet d’effectuer des tirs à partir de la cabine du camion sans aucun préparatif. Et une seule salve détruit les objectifs dans une superficie de 1000 mètres carrés, renseigne l’armée. Des scanners mobiles, composés de camions Hcv 35 pour la détection de drogues, d’explosifs et de produits illicites, seront dévoilés au public, parmi tant d’autres acquisitions.

Alors que le défilé motorisé déferlait sur le bitume de la base aérienne de Ouakam, dans le ciel, 3 aéronefs paradaient aussi. Il s’agit de 2 casa 235 et un King Air, ce qui rehaussera davantage le spectacle. Puis, le défilé à pied entre en jeu. Il sera ouvert par les écoles militaires, sous le rythme de la musique de l’école prytanée militaire Charles Ntchorere et verra défiler les troupes dans un sérieux et une concordance quasi parfaite.

Composé d’hommes encagoulés, l’escadron de surveillance et d’intervention de Dakar s’est dévoilé au grand jour. Une unité nouvellement créée, dont l’objectif est de participer à la lutte contre le terrorisme, les agressions, les braquages, les cambriolages tout en participant aux opérations de maintien et de rétablissement de l’ordre en cas de besoin. Ses hommes, armes de combat sophistiqués en main, sont tout de noir vêtus. Le détachement gambien aussi, fera son passage et le défilé militaire sera bouclé par la marche lente du bataillon des parachutistes et du bataillon des commandos.

Des couacs à corriger Mais tout au long du défilé, l’œil du jury a traqué toutes les petites imperfections qui ont, à quelques moments, souillé la qualité de la grande répétition. Et les points d’éclatement, c’est-à-dire là où les véhicules et les défilants se séparent,  les uns allant vers la gauche, les autres vers la droite, fut l’un des couacs récurrents lors du défilé motorisé. La faute à l’absence de reconnaissance du terrain. Les chaussures disparates ou l’habillement hétéroclite de certaines écoles n’a pas du tout plu à certains officiers militaires qui ont tenu à le souligner. Mais, en attendant mardi, les différents acteurs, dans une grande ferveur patriotique et militaire, ont livré les prémices d’un défilé qui, ce 4 avril 2017, promet d’être de haute factur 

Source : afriqueweb.net

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