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Le ministre de l’intérieur de RDC Emmanuel Ramazani Shadari est à Kananga. C’est la visite deuxième en deux mois de celui qui est également vice-premier ministre, avec toujours pour but d’essayer de mettre fin aux violences qui secouent le centre du pays. Aujourd’hui, cinq provinces sont touchées, au moins 500 personnes ont été tuées, et des milliers ont fui leurs maisons.

Les affrontements entre forces de l’ordre et miliciens dans le centre de la RDC ont commencé il y a un peu plus de six mois par la révolte d’un chef coutumier, Kamuina Nsapu. Il a été tué au mois d’août 2016, mais les violences n’ont cessé d’empirer depuis.

En mars 2017, le ministre de l’Intérieur a effectué un premier déplacement à Kananga, qui s’est conclu par un accord avec une partie des miliciens Kamuina Nsapu. Il est donc de retour pour essayer de ramener le calme dans la région du Kasai.

Le ministre congolais de l’Intérieur l’affirme : « la sécurité s’installe de plus en plus ». Fin mars pourtant, les violences semblaient à leur comble avec la mort de 39 policiers et la découverte des corps de deux experts des Nations unies et de leur interprète enlevés quelques jours plus tôt.

Le ministre de l’intérieur confiant

Mais le gouvernement veut montrer que les choses s’améliorent. Les miliciens qui avaient accepté de se rendre début mars ont officiellement déposé les armes vendredi 14 avril, lors d’une cérémonie à Kananga. Et une cinquantaine de mineurs de la milice Kamuina Nsapu, âgés de 14 à 17 ans,  ont été confiés à l’Unicef et à la Monusco.

Reste maintenant à convaincre les autres, ceux qui attendent de voir les prommesses se concrétiser. Lors de sa première visite à Kananga, Emmanuel Ramazani Shadari avait promis la restitution du corps de Kamuina Nsapu. Les miliciens attendent toujours.

Le ministre de l’Intérieur se montre néanmoins confiant et ajoute que « la bonne nouvelle, la famille régnante va désigner un nouveau chef dans les 48h et là, dit-il, nous tendons vers la fin du conflit ».

Sourcr : www.rfi.fr

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